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celui qui assiste à un combat de boxe, découvre l‘enfance meurtrière de la race humaine

Une production de danse de la

 

 

„knock-out" est sensuel et vif ,mais également tendre et aérien – ça sent la transpiration, on goûte la douceur de la victoire et l’amertume de la défaite. Le public hurle, trépigne, crie et siffle. De la boxe pure.

 

Dans le spectacle „knock-out", les boxeuses sont des danseuses et vice versa. La troupe, autour de Bea Nichele Wiggli, parle du tabou qui couvre la boxe féminine. Elle fait table rase des mythes de la boxe, elle raconte les gladiateurs, la mort sur le ring, la victoire et la défaite, la violence qui force tant de monde à être spectateur et autant à regarder ailleurs.

 

Dés ses début, la Compagnie Be Willie? ne s’est pas laissée déterminer par un seul genre. „Carmen, ou suis-je le con des années quatre-vingt", tout comme le travail de Bea Nichele dans le cirque-théâtre Cîrqu’enflex, étaient tout ça : théâtre parlé et gestuel, danse, acrobatie,performance

 

 

Pour la production „knock-out", la COMPAGNIE BE WILLIE? a travaillé pour la première fois avec la metteur en scène Meret Matter.

 

La COMPAGNIE BE WILLIE? a été fondé en 1998. Déjä leur premier spectacleCarmen ou suis-je le con des années 80 (Carmen oder bin ich das Arschloch der achtziger Jahre)" a été un beau succès.

 

 

La COMPAGNIE BE WILLIE? a été créée en novembre 1998 par Bea Nichele Wiggli, danseuse, acrobate et chorégraphe, formée au ch-Tanztheater de Zürich. Elle est co-fondatrice du cirque-danse-théâtre CÎRQU’ENFLEX et se produit depuis 10 ans avec succès, sous chapiteau et en plein air, à travers la Suisse, l’Allemagne et la France. Durant ces années, elle a travaillé intensivement à la fusion de la danse et de l’acrobatie.

Sa propre compagnie BE WILLIE? se compose essentiellement de danseuses formées par ailleurs en acrobatie et théâtre, et qui apportent une grande expérience dans ces domaines.

Avec la première pièce de la COMPAGNIE BE WILLIE? „Carmen, ou suis-je le con des années quatre-vingt", la chorégraphe et les danseuses ont posé des bases solides sur lesquelles construire d’autres productions, uniques en leur genre.


commentaire de la BaslerZeitung


 

COMPAGNIE BE WILLIE? „knock-out"

 

Idée/Chorégraphie/Concepte:

Bea Nichele Wiggli

Mise en scène:

Meret Matter

Danse/acrobatie/comédie:

Anet Töngi Schmassmann

Bea Nichele Wiggli

Franziska Diggelmann

Nkumiseni Thivase 

Sanja Ristic

Simone Kaiser

Boxe:

Sonja Tuor

Marianne Munz

Musique:

Knut&Silvy et Knut Jensen

Costumes:

Gabriele Kortmann

Création Lumière:

hellblau

Scènographie:

nichele

Technique et Direction de production:

Catherine Rutishauser

Conseils et accompagnement:

Fabian Nichele (CÎRQU‘ENFLEX)

Angelo Galllina (Club de boxe de Bâle)


Bea Nichele Wiggli,

idée, concepte, chorégraphie

née en 1967 à Bâle

1987 – 90

formation au CH-Tanztheater à Zürich

1992

spectacle plein air COMIKAZE, tournée en Suisse et au cirque de noel à Munich au Festival Tollwood

1994 – 96

CîRQU’ENFLEX „Quand on pisse dans une rivière, la madone pleure“, tournée en CH, D, F

1997          

CîRQU’ENFLEX „ZOOM“, tournée en F, CH, D

1998 – 00  

CîRQU’ENFLEX spectacle plein air „Le mari de la fille de ma maîtresse“, tournée en CH, D, F

1999          

Idée est chorégraphie de „Carmen, ou suis-je le con des années 80“, un spectacle de                      danse-théâtre acrobatique de la COMPAGNIE BE WILLIE ? (mise en scène : Tom Ryser)

2000          

Chorégraphie de „OUTLANDER, cocuage avec Kleist“, une production de

GENDERTAINMENT pour le Théâtre de Bâle (mise en scéne : Tom Ryser)

Tourné en CH avec „Carmen, ou suis-je...“

2001          

CîRQU’ENFLEX „jeux dangereux“, tournée en CH,D,F

2002          

Mise en scène et chorégraphie de „cirquenflex.homme“, tournée en CH

Il y a  quelques années, lorsque j’ai vu le documentaire sur le match de boxe entre Muhammad Ali et George Foreman au Zaire, j’ai eu pour la première fois une toute autre idée de la boxe. J’ai été éblouie de voir Ali liant ce „sport“ et en particulier ce combat à la politique, croyant à une cause apparemment désespérée, s’entrainant malgré tout de manière décontractée, allant même jusqu’à méler la boxe et l’humour, et battant finalement avec ruse et génie stratégique George Foreman dont la superiorité physique ne faisait pourtant aucun doute. Ces images et ces émotions sont restées présentes avec une telle intensité, que j’ai commencer à m’intéresser de plus prè à la boxe, ce sujet me semblant  fournir une matière idéale pour une production de danse.

 


Meret Matter,

Mise en scène                 

née en 1965 à Berne

formation de comédienne au Conservatoire de musique et d‘arts dramatiques de Berne

1989

Fondation du Club 111 avec Gracia Pergoletti et Renate Wünsch

Depuis d‘innombrables productions (Texte/mise en scène et/ou comédie)

Mises en scènes:

2000

Nouvelle version de „Frankenstein“ de Mary Shells au Théâtre de Luzerne

2001

„Der Jude von Malta“ de Marlowe, Théâtre de Luzerne

Mise en scène d‘ „Anarchie en Bavière“ de R.W. Fassbinder au Club 111 et Maison de Théâtre Gessnerallee à Zürich

„Romeo und Julia auf dem Dorfe“ de Gottfried Keller (Production TransHelvetia), BOX au Schiffbau à Zürich

1999

„Le charme discret de la bourgeoisie“ de Bunuel

2000

Schauspielhaus Zürich

„Der gute Mensch von Sezuan“ de Berthold Brecht au Pfauen à Zürich

EXPO 02: Chanteuse sur le bateau du Jura comme ange noir dans „Day of the Dead“ avec les Dead Brothers de Genève

2003

„Guillaume Tell“ de Friedrich Schiller au Schauspielhaus de Zürich


Joyce Carole Oates, „Über Boxen"

Si l’on considère la chose de manière abstraite, le ring est une sorte d’autel, un de ces lieux légendaires où les lois de l’état sont abolies ; à l’intérieur du ring, au cours d’un round officiel de trois minutes, il est possible qu’un homme soit tué par son adversaire, mais il n’est pas assassiné.

Fondamentalement, la boxe n’a rien de ludique, de clair , de plaisant. Dans ses moments les plus intensifs, c’est une image si entière, si puissante de la vie – de sa beauté, de sa vulnérabilité et de sa détresse, de son courage imprévisible et souvent autodestructeur, que s’est la vie elle-même, plutôt qu’un simple sport.

Le combat de boxe est un miroir à l’agressivité humaine, à cette folie qui traverse l’histoire de bout en bout, sans fin, et cette image choque , surtout par sa stylisation.

Lorsque le boxeur monte sur le ring à moitié nu, et met sa vie en jeu, il fait de ses spectateurs des voyeurs: la boxe est incroyablement intime.

Celui dont l’agressivité est masquée, cachée ou vaine, la condamnera toujours chez l’autre. Ainsi, il arrive que la boxe soit conçue comme primitive.

Ce n’est que l’arbitre qui nous permet d’être spectateurs. Sa position est celle d’un intermédiaire entre nous et le combat en cours. Il est notre conscience, laquelle il personnifie pour la durée du combat, afin que nous puissions nous consacrer à l’action sur le ring sans être génés par des scrupules d’ordre moral. Dans de nombreux cas, c’est lui qui décide de la vie ou de la mort, en arrêtant un combat ou en autorisant qu’il continue.

Le boxeur est confronté dans son adversaire à un vieux traumatisme de l’humanité : à son double doté de signes inverses. Sa propre faiblesse, la possibilité d’échouer et d’être blessé gravement, de fausses évaluations au cours du combat, tout peut être interprêté comme la force de l’autre.


 

COMPAGNIE BE WILLIE?

Rainenweg 21 A CH-4153 Reinach

Tel/fax +41 61 712 52 62

Tel 079 674 15 26

www.bewillie.ch

nichele@freesurf.ch

 

 

 

knock-out: Dossier (257kB)

 

En collaboration avec CÎRQU‘ENFLEX et le CLUB DE BOXE DE BÂLE

Une Coproduction avec les JOURNEES DE DANSE DE BERNE et le THEÂTRE ROXY, Birsfelden

 

Avec le soutien de:

Fachausschuss BS/BL Theater/Tanz, Pro Helvetia, Migros-Kulturprozent,

Alfred Richterich Stiftung, Sophie und Karl Binding Stiftung

 

knock-out

 

L’instant de terreur qui, dans un combat typique, déchire les entrailles, c’est le moment où un des boxeurs perd le contrôle, n’arrive plus à maintenir sa défense, commence à osciller et chanceler, tombe en arrière, et titube sous les coups de son adversaire, auxquels il ne parvient plus à répondre. C’est le moment où le combat bascule, et il peut terminer toute une carrière, toute une vie. Ce n’est pas un moment isolé, c’est fondamentalement le moment - mystique, universel. La défaite de l’un est le triomphe de l’autre : Mais, nous sommes enclin à voir ce triomphe comme quelque chose de passager, de provisoire. Seule la défaite est durable .

 (Joyce Carol Oates, „Sur la boxe“)


Productions antérieures:

2000: Carmen ou suis-je le con des années 80

 

 

 

08.02.2006/Ch.W.